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Dimanche 1 avril 2007

L'île de Pâques, c’est minuscule et perdu au milieu de nulle part, en polynésie. L'île habitée la plus proche se trouve à 3000 km ! Une seule plage et des falaises volcaniques noires. L'absence de végétation. Des maoï dissiminés un peu partout. On peut visiter l’île en une bonne journée. Je l’ai parcourue en 4 jours. 

 

    J’ai fait et refait le tour de l’île en quad. J’ai vu et revu Tongariki, un groupe de 15 géants de pierre redressés dos à l’océan. Je les ai vus au réveil et en pleine journée.

Je me suis posé une heure sur la seule plage de l’île, pour me rechauffer et me rafraîchir, avec quelques statues et des palmiers en toile de fond. Un moment carte postale.

J’ai eu la surprise de m’arrêter devant le volcan Rano Kau par erreur. Quelle belle erreur ! Son cratère possède une paroi qui disparaît côté Océan. Belle perspective…

 

 

  L’île de Pâques : quelques jours d’apaisement et de profondeur avant l’absorbante Buenos Aires !

par David publié dans : Visites
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Mercredi 21 mars 2007

21 mars à Ushuaia. Comme prévu il y a 6 mois. Premier jour d’automne dans l’extrême sud : moment idéal pour remonter vers le Nord. Ushuaia, la ville la plus australe au monde. L’Antarctique à seulement 1000 km. Le lieu où l’on va au Nord si l’on va plus au Sud. Pour célébrer le premier jour, une marche dans le parc Tierra del Fuego, paysage digne d’Alice au pays des merveilles avec ses montagnes enneigées, ses troncs à l’abandon, ses dindons et ses dizaines de lapins qui sautent dans tous les sens.

 22 mars à Ushuaia. Une journée sur la route, à regarder admiratif  forêts et lacs, sommets enneigés et tourberies. Puis je troque la route asphaltée pour un chemin de terre. Je traverse d’immenses domaines et croise des centaines de moutons et quelques guanacos, le cousin patagonien du lama. J’aperçois soudain un navire échoué sur la plage il y a plus de 80 ans. Cela ressemble à un photo-montage. Je profite de la marée basse pour m’approcher d’un bateau bien réel. Je passe mes derniers instants à vibrer face à une forêt, dont les couleurs passent du rouge au jaune, avec quelques troncs blanchâtres et un arc-en-ciel. Belle palette. C’est un peu l’été indien en terre de feu ! Feu d’artifice. Prochaine étape, Buenos Aires. Ville d’artifices

 

 

par David publié dans : Visites
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Jeudi 15 mars 2007

J’ai le trac. Quatre jours d’épreuve. Après six mois d’entraînement, sur des volcans en activité et dans des vestiges incas entre autres, je valide mes acquis dans le parc Torres del Paine. J’ai assisté la veille à une réunion pour les dernières instructions. J’ai fait ma liste de fournitures. J’ai préparé mon cartable (20 kilos). Je suis prêt pour 80 kilomètres de randonnée en 4 jours. Faire le « W ». Le W représente le tracé du circuit sur une carte, chaque patte de la lettre correspondant à une vallée ; il représente pour moi le symbole du winner – échec interdit.

 

 

 JOUR 1. Le bus me dépose au pied du W. Sac à dos sur le dos – c’est sa place. J’attaque la première montée avec beaucoup d’aisance : l’excitation du départ. Marche le long d’une rivière où l’on peut remplir sa gourde d’une eau magique. Je croise Stéphanie et Julien, qui seront de sympathiques partenaires de marche. Tente plantée et une dernière heure de vive montée pour apercevoir les Torres del Paine, des blocs de granit de 2 km de haut. Vive descente. Vive nuit. Vive cette nuit !

  

JOUR 2. Lever en pleine nuit pour aller voir les tours au lever du soleil. Même montée que la veille pour un spectacle magique de tours oscillant entre le rouge et le jaune. Dans la descente, quelques chevaux en liberté nous accompagnent, au milieu des steppes de Patagonie et quelques lagunes éparpillées.

 

 

 JOUR 3. Lever sous la pluie et le vent. Au menu de la journée, la vallée del Frances. Après deux heures de marche sur le plat, puis une demi-heure de montée sur des rochers, j’ai le moral dans les chaussettes. Mauvaise alimentation. Fatigue. Envie de crier STOP. Et là, un soutien : Stéphanie et Julien me font passer devant. J’avance plus vite : j’avance à l’orgueil. Vue sur de nouveaux blocs de granit bicolores et des glaciers au loin. Le panorama méritait l’effort.

 

 

  JOUR 4. Dernier jour. Réveillé par la pluie qui siffle dans la tente. Direction refuge pour café chaud qui s’éternise. Départ décalé de 2 heures, pour cause d’espoir de soleil qui ne venait pas. Ce jour là, je pars sans mon fardeau sur le dos et sème logiquement mes deux amis de marche. Je marche seul, sous une pluie glaciale et un vent pas beaucoup plus chaud. Mon pantalon, mouillé et froid, me colle à la peau. Je pense faire demi-tour. Décidément, le muscle froid est un mauvais conseiller ! « Vous reprendrez bien une dose d’orgueil ? », me dit ma conscience. Je veux aller jusqu’au bout ! J’ai lutté contre le vent et le ciel gris. J’ai été récompensé, avec un éclair d’éclaircie devant le glacier Grey et deux icebergs géants ! Je peux rentrer : il ne me reste plus que trois heures de marche. Le vent s’est excité à tel point que j’ai du me mettre à genoux pour ne pas tomber. A chaque nouvelle photo, je tenais mon appareil avec force, craignant qu’un blizzard aussi puissant l’emporte, et balaye aussi tous mes souvenirs.

 

 

 

 

 

 

 EVALUATION FINALE. Epuisé mais ravi. Genoux et muscles à l’agonie. Epreuve réussie.

 

 

 

 

 

 

 

par David publié dans : Visites
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Samedi 10 mars 2007

Spécial gourmands. Quelques paysages à consommer sans modération

DESERT DE SABLE, Atacama, Chili




Quelques heures de vélo entre 11 et 15 heures, heure de pointe pour le soleil, sur des pistes ensablées, voire caillouteuses, mais jamais tranquilles et goudronnées. Ajouter progressivement des grottes pour se rafraîchir et l'église perdue de Catarpe. Laisser reposer le corps au frais jusqu'au lendemain. Une tempête de sable dans la vallée de la Mort et, la truffe des paysages, le coucher de soleil sur la vallée de la Lune, avec des volcans enneigés qui se dévoilent au dessus d une plaine qui devient de plus en plus rouge.


DESERT DE SEL Uyuni, Bolivie



Le désert d'Uyuni : un grand lac où l'eau a été remplacée par du sel.
Commencer par visiter un hôtel de sel, avec ses chaises et tables en sel, ses monticules de sel tout autour et son petit bassin creusé dans le minerai.
Saupoudrer l'horizon d une île des pécheurs, envahie par des cactus géants, et de nombreux îlots qui semblent se détacher du sol.


DESERT DE GLACE, Perito Moreno, Argentine



Une étendue de glace qui avance et craquèle et qui ressemble à une meringue géante!



par David publié dans : Visites
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Jeudi 1 mars 2007

Valparaiso : j’y suis allé pour une demi-journée et j’y suis resté deux jours. Valparaiso, ville portuaire entourée d’une trentaine de collines que l’on escalade dans des ascenceurs bien trop âgés pour être honnêtes.

Il y a la Sebastiana, la maison de Pablo Neruda qui domine la baie, dans laquelle j’ai acquis un tee-shirt au titre évocateur « Confieso que he vivido » - j’avoue que j’ai vécu. Le soir de mon arrivée, j’ai débarqué dans un restaurant du vieux port pour y dévorer un ceviche et écouter un chanteur du passé avec son air de rien et sa voix de pas grand chose. Mais pour moi, Valparaiso, c’est aussi et surtout son Cerro Alegre – joyeuse colline. J’ai parcouru ses allées une à une, suis resté figé sur des façades en tôle ondulée aux couleurs vives, peintes au gré des arrivées de navires. J’ai aimé ses rues pavées et ses ouvertures sur l’océan. Je l’ai tellement aimée que je l’ai visitée en fin de journée et le lendemain matin. Deux moments distincts pour respirer ses nuances de couleur.

 

  Puis je suis retourné à Santiago, ville plate, quadrillée, propre et classique. Quel contraste ! Et quel ennui…

par David publié dans : Visites
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