Mon sejour en Equateur a commence dans un bus surchauffe, avec de la musique floklorique a fond, qui m accompagnait de la frontiere colombienne a Quito. A mon arrivee a la gare routiere, il faisait faim, il faisait froid, il faisait desert. Un restaurant ouvert 24/24, mais qui ne sert que du riz blanc a mon arrivee. Taxis a l exterieur de la gare. Je prends mon courage et mes bagages a deux mains et je sors. J arrive a bon port. Une histoire qui commence mal... La suite a ete tout simplement merveilleuse.
Il y a eu le centre historique de Quito, ou j ai erré les yeux rivés sur les eglises et les maisons coloniales. Il y a eu les hauteurs de la ville, qui laissaient apparaitre volcans et glaciers, qui montraient les oeuvres de Guayasamin. Il y a eu les hauteurs extremes de la ville ou, a plus de 4000 metres d altitude, nous avons attaqué l ascencion d un volcan pour nous retrouver dans le calme absolu, flirter avec les nuages et habituer notre coeur au manque d oxygene. Il y a enfin eu la ville moderne qui vit une metamorphose a la tombee de la nuit : des bandes de jeunes laissent leur place a des bandes de jeunes louches, les hommes en cravate aux hommes en cravache, les touristes aux touristes noctambules. C est le lieu ou tout se passe la nuit, meme mon sommeil.
J ai laissé cette ville moderne pour aller passer deux jours a Chumbahua, un village indigene. Apres avoir pris un premier bus classique, je me suis retrouvé dans un second bus qui traverse la sierra et dessert les differentes communautes indiennes. Les sens en emoi : les yeux pour les couleurs vives des vetements et les moutons sur le toit, les narines pour les odeurs nauseabondes des vetements et des moutons sur le toit. Le lendemain matin, reveil a 6 heures. Jour de marché, animaux inclus. Je demande a un chauffeur de camionette-bus s il va a Quilotoa. «oui.» Je monte et me retrouve au milieu de 5 moutons et d un porcelet que je n avais pas vus.
J arrive enfin a destination. L acces se fait par le sommet d un cratere. En penetrant, je decouvre ce cratere verdoyant, la lagune encore un peu noire a cette heure la et les sommets des autres volcans en arriere plan. La premiere image est belle. Je descends par le chemin principal, passe assez souvent par des petits sentiers annexes, quitte a faire demi-tour lorsque je me retrouve nez-a-nez avec une falaise. Plus je descends, plus je trouve l endroit splendide. Je me pose devant la lagune qui commence a prendre toutes les nuances connues de vert. Puis, je remonte. Plus je remonte, plus je trouve l endroit splendide.



Ensuite, il y a eu les iles Galapagos. Puis la ville de Guayaquil, sans grand interet. Dans le bus entre Guayaquil et Cuenca, je me suis apercu que l acces a la randonnée du Chemin de l Inca fermait en fevrier. Nous étions le 23 janvier. Il fallait que je sois 2000 kilometres plus au sud 5 jours apres. Serré, mais réalisable. J ai réservé mon entrée au chemin de l Inca en arrivant a Cuenca. J ai visité la ville, un joyau colonial et paisible, traversé par une riviere ou les femmes lavent leur linge. Mais le Machu Picchu m appellait. Bus de nuit pour rejoindre la frontiere du Perou.






